Un mauvais pressentiment

Résumé.
Après quatre mois d’absence, Clarisse revient à son appartement de l’avenue des Érables. Yves travaille à l’étranger et Laurent, le personnage principal de son nouveau roman tente l’équitation avec Luce la nouvelle femme de sa vie; l’hémodialyse ne semble pas le préoccuper particulièrement. Clarisse rencontre beaucoup d’obstacles dans son projet d’écriture.

Nouvel épisode.
Clarisse n’arrive pas à profiter de son nouveau mode de vie, un vilain pressentiment la taraude. Elle essaye d’écrire et de plonger dans l’univers de Laurent et de Luce… elle n’y arrive pas, elle est en panne de mots.

Elle sort et tente de redécouvrir son quartier et ses commerces, ses haltes préférées, rien n’y fait. Revenue à la maison, le cœur lourd, un étau autour de la tête, elle tourne en rond… Elle cherche, elle cherche, elle consulte ses messages et ses courriels : rien d’anormal.

Elle feuillette distraitement son journal et se retrouve à la page de la nécrologie.

« Mon Dieu! Suzanne Lapointe est décédée accidentellement, à Toronto!!! C’est mon amie depuis l’école!…
Quelle folie d’être partie si loin! L’attrait de Random House a pesé plus lourd que le confort de ses vieilles amitiés. Elle avait faim de nouveauté. »

Et Clarisse de se remémorer leurs folles aventures… surtout leurs sorties dans les discothèques de la grande ville! Elles affectionnaient le Cercle. C’était le temps où la faim n’avait pas d’importance et qu’il leur semblait naturel d’avoir la tête dans les nuages.

Avec le temps, Suzanne s’était assagie, transformée, laissant derrière elle ses rondeurs et son style « granola ». Moderne, dynamique, élancée, elle venait, de temps en temps, au 3245 av. des Érables, lui raconter les potins de la grande Maison.

« Elle m’a beaucoup encouragée et m’avait promis, le temps venu, de faire traduire mes romans en anglais. »

Clarisse, atterrée, se désole…
Au bout d’un moment, tête baissée, elle plonge dans son échappatoire préférée : l’écriture.

Le retour

Résumé
Réfugiée à la campagne, dans la maison de son père, Clarisse tente d’écrire un deuxième roman dont Laurent est le héros. Malgré un abonnement forcé à l’hémodialyse, il vient de se mettre à l’équitation avec Luce, la nouvelle femme de sa vie.
De son côté, Clarisse se remet lentement de la disparition de son conjoint Philippe. Yves, un amoureux d’autrefois, apparaît dans le décor; elle succombe finalement aux charmes de son côté artistique. L’auteure et la femme se retrouvent en conflit quant à l’emploi de leur temps. Malgré l’absence de résolution de ce dilemme, Clarisse décide de rentrer chez elle.

Nouvel épisode.
Elle est arrivée.
Insensible aux brutalités de la métropole, elle se délecte dans la reprise de possession de son appartement. « Oh! Mes souvenirs de voyage, ma literie, ma vaisselle! » La femme rayonne, toute au bonheur de retrouver « ses affaires »…

Le souvenir de Philippe traîne encore dans certaines pièces. « Pourtant, j’ai donné tout ce qui pouvait être donné… » Elle compte sur le plaisir des mots et l’omniprésence de Laurent pour combler ce vide. Elle s’installe devant ces feuilles blanches. « Il me faut le retrouver… »

Entre deux ballades équestres, son héros se retrouve au travail. Ses collègues de longue date partagent un certain ennui : « la routine me tue! » s’exclame Louis. Les échéances les secouent, mais il y en a peu chez Imel. Laurent, informaticien, vit plus de défis : les bris, les impasses, les incompatibilités le tiennent en haleine.

Certains amis jalousent son plaisir professionnel, Jocelyn en particulier, qui n’a ni sa force de caractère, ni sa résilience; il a récemment été contraint de prendre un congé de maladie. Laurent tente de le guider dans le retour à la vie normale.
« Et puis, viens t’amuser un peu! »

Ce Laurent, pense Clarisse, quel soleil pour ses proches! Elle est très fière de lui… enfin, de ce qu’il représente.

Malgré la distance, Yves se fait accueillant, lui souhaite la bienvenue et lui promet une visite dès son retour. Grâce à son Atlas, Clarisse a repéré le lointain pays où il travaille.

« Tout va bien, mais j’ai un mauvais pressentiment… »