les dommages collatéraux

Les dommages collatéraux.

Les médias nous ont beaucoup parlé des dommages collatéraux de la pandémie chez les enfants. J’en ai observé d’autres.

Les toiles d’araignées de ma campagne ont emprisonné des éphémères. J’ai trouvé le spectacle désolant. Des tonnes d’insectes pris dans les filets des araignées, le tout accroché aux surfaces de ma remise : des pans entiers de toiles et de leurs captives.

J’ai sorti mon balai. Pour le moment, tout semble revenu à la normale. les murs de ma remise sont à nouveau lisses.

un matou renifleur

Un matou renifleur

« Snif » disent les anglophones.
Mon chat, ayant changé d’environnement, n’en finit plus de renifler.
« snif, snif, snif »

Son nez explore toutes les surfaces, tous les recoins extérieurs et intérieurs du chalet, même les tapis. Il découvre de nouvelles odeurs : chasse-moustique, crème solaire; il n’est pas certain de les aimer…
« snif, snif, snif »

Le peignoir de sa maîtresse n’est plus le même, ni ses vêtements, ni les couvertures de son lit. Les meubles ont changé, les pièces de la maison aussi.
Hum les araignées et les fourmis : fascinant pour un chat!
« snif, snif, snif »

En somme, pour lui c’est un nouveau monde à renifler…

Encore la pandémie

Encore la pandémie.

La pandémie version urbaine avec ses restrictions de tous genres a eu raison de ma volonté.
Je me suis réfugiée à la campagne. Terrée dans mon chalet, j’ai les yeux et les oreilles en alerte.
Je redécouvre les sons lointains : un bateau ou un avion? une mouette ou une outarde? Le bruit d’une tondeuse à gazon de l’autre côté de la baie?
Je me rééduque au vent, à sa présence, à sa force, à sa direction.
Mon nez fait aussi du surtemps. Est-ce l’odeur de la naphtaline, du chauffage prolongé ou du vieux bois?
Je revois le héron, parfois la buse.
La saison débute, et avec le froid, le grand lac est peu fréquenté.

et je poursuis mes explorations…