Attention 101

Après avoir complété des cours de robinetterie et de comportements félins, j’ai cette fois envie d’en donner : Attention 101, 27 crédits.

D’abord les piétons. Ceux-ci ont les oreilles occupées, les yeux aussi; ils traversent les rues lentement, en toute quiétude, sans se soucier des automobilistes qui sont forcés d’attendre, de les laisser passer et qui soulèvent l’impatience des conducteurs dans les véhicules qui suivent …

J’ai récemment essayé de sortir ma voiture du stationnement de mon épicerie locale. Je connais bien les us et coutumes. Je surveillais le feu de circulation à ma gauche, attendant qu’il vire au rouge, mettant temporairement fin au déversement du flot de voitures. « Enfin, ça y est! » Je croyais pouvoir avancer en toute sécurité. Faux! Sur ma droite, une jeune piétonne me coupe le chemin. Elle ne m’a pas vue, elle fixe l’horizon et continue tranquillement sa traversée. Elle ne regarde rien, ni personne. Elle n’est pas subjuguée par son cellulaire, ses oreilles sont libres d’écouteurs, mais l’environnement ne semble pas exister, elle regarde au loin…

Je ne sais que penser d’un tel comportement?

Je donnerais aussi des leçons à certains automobilistes qui se sentent seuls sur la route. Aucun respect pour ceux qui attendent patiemment le feu vert; zoom! ils vous coupent sur la droite. Eux, ils sont pressés…

En d’autres circonstances, des personnes au volant vous empêchent de changer de voie malgré le clignotant qui indique votre désir.

Ceux-là et leurs semblables gagneraient à suivre Attention 101.

J’espère que ce texte ne vous décrit pas et que vous n’avez pas besoin de mon cours. Je vais néanmoins imiter Gregory Charles et fonder l’Académie Bernier.

N.B. C’était mon 200 ième texte.

 

La parlure québécoise

Entre les québécismes (expression d’Antidote), le joual et la tradition orale, certains québécois naviguent allègrement. Voici quelques exemples de ce drôle de langage. Désolée amis Français, ce charabia est incompréhensible

 

C’est malade!

Pas pire…

Han! pas vrai!

T’es un pourri.

Ça coûte une beurrée!

Il suit comme un chien de poche.

Mets ta bougrine.

Quelle grébiche!

Il a le feu au cul.

Je suis pompé!

Fucker le chien, c’est emmerdant!

Elle s’enfarge dans …

Un hostie de baveux!

Espèce de vlimeux!

Il faut le déniaiser…

Mange de la marde!

Attache ta tuque!

 

Et bien d’autres…

 

Tape…tape…tape…tape..tape…

Avec la régularité du métronome : tape, tape, tape, tape, tape, tape…

Quel est ce bruit?

La queue de mon nouveau chat qui frappe une certaine étendue plus ou moins rigide.

 

Après avoir obtenu, de justesse, mon certificat en robinetterie, voilà que je suis des cours sur la race féline. J’ai dû recourir à l’internet pour comprendre les sons, les mouvements des yeux et de la queue des « minous ». Un autre langage…

Après la théorie, la pratique. Je tente d’apprivoiser un matou traumatisé par de nombreux déplacements et peut être aussi par un manque d’affection (lisez caresses). Sa longue queue martèle les surfaces de mon appartement. Je suis devenue une surface additionnelle!

Ce chat, invisible, au début de notre cohabitation (sept premiers jours), devient sensible à ma présence, me cherche et me lèche le cou à l’occasion. Monsieur miaule et réclame des caresses; il se vautre sur mon tronc et mon visage en ronronnant très fort. Nous apprenons mutuellement à décoder notre langage non verbal. Ce moment d’intimité est très chaleureux.

Papou (c’est son nom) et moi formons maintenant une équipe, avec des moments de rapprochement et d’autres d’éloignement, des goûts que nous partageons (ex. le saumon) et d’autres, différents (ex. le poulet).

Notre aventure se poursuit…