La tête pleine.

C’est la saison des chants de Noël, laïques et religieux. À saturation. Ma tête ne les entend plus car elle est remplie de souvenirs, d’images, de chansons en français et en langue anglaise.

Les déclencheurs de ritournelles sont nombreux,

Lorsque je me trompe en mettant un vêtement sans devant derrière je pense au « bon roi Dagobert, qui a mis sa culotte à l’envers…

Quand je m’absente : « le petit Prince est venu pour me serrer la pince… »

Quand je bois : « les Chevaliers de la Table Ronde… » m’accompagnent.

Quand je crains la vieillesse en solo: « how does it feel to be all alone like a rolling stone…”

Quand je tourne en rond : « et rond et rond petit patapon … »

Lorsque je vais à un enterrement : « voir un ami pleurer… »

Quand je lis que le personnage s’en va en Turquie : « Istanbul was once Constantinople…

Lorsque je caresse mon chat : « we belong to a mutual admiration society… »

Quand je pense à mes hommes : « I’ll be loving you always… »

 

Ma tête est pleine de chansons, si vous ne les connaissez pas c’est que vous êtes trop jeune… ou d’une autre culture.

 

 

 

 

Éloge des doigts

Il y a les « Sept doigts de la main », moi je n’en ai que cinq, mais ils me sont fort utiles.

Ils ont de la mémoire, tâtent dans le noir et m’amènent à bon port.

Ils se souviennent de la façon d’utiliser la touche « input » de mon téléviseur.

Ils fouillent et trouvent mes lunettes.

Ils savent caresser les bêtes et les humains.

Ils arrivent à tenir des objets plus ou moins lourds.

Ils distinguent le chaud du froid.

Ils donnent la main aux étrangers ou aux moins proches.

 

Longue vie à mes doigts!