Tourisme montréalais

Le tourisme n’est pas limité aux villes inconnues.

L’impression, très étrange, d’être touriste dans la ville où je suis née, m’est d’abord venue, il y a quelques années, lors d’un déménagement dans un quartier nouveau pour moi. Où est l’essence pour ma voiture? Où est la poste? En plus, je me perdais dans les rues avoisinant ma maison.

Ayant voyagé, seule, dans certains pays européens, j’ai connu le « mode touriste » : chercher son chemin, se référer à un plan, ne pas avoir de repères. C’est aussi se sentir désemparé, démuni, au milieu de gens qui « savent ».

Maintenant, il me suffit de cumuler quelques éléments inconnus et le sentiment d’être touriste refait surface.
Cette émotion m’est revenue récemment lors de visites dans les stationnements de gros hôpitaux de ma ville. La première fois, je me suis perdue dans le labyrinthe des chemins d’accès qui mènent aux six terrains (répartis sur le domaine!). Impossible de retrouver ma voiture. Épuisée par l’interminable marche, j’ai dû demander de l’aide. Une personne motorisée a perçu ma détresse et m’a secourue. La prolongation du séjour m’a valu une facture salée!

Deuxième instance : un stationnement étagé, très étagé, étagé sur 14 étages!!! Je n’avais jamais vu un stationnement de surface de cette envergure, et encore, pour un hôpital! Les panneaux me promettaient un service de valet au dernier niveau; en l’absence évidente de places disponibles, je me suis crue sauvée. Au bout de mes multiples rotations, je ne trouvais pas la ressource promise. Que faire? Après quelques explorations menant à des culs-de-sacs, je me rangeai pour réfléchir. C’est alors que j’observai le va-et-vient d’hommes en chemise blanche. « Tiens, un visage déjà vu ». Ils apparaissaient et disparaissaient par la suite, derrière un volant. J’y étais!

L’un deux m’a expliqué où trouver l’ascenseur « express » qui mène six étages plus bas, aux bureaux où l’on décerne les cartes d’hôpital. Devant ma méconnaissance des lieux, le préposé de ce service m’a remis un plan des pavillons. Grâce à ses instructions détaillées, j’ai fini par naviguer sans trop d’erreurs et me rendre à bon port dans un local situé à la périphérie…

Dois-je ajouter que je me suis sentie « touriste » tout au long de cette expédition?

Mathusalem et la Pomme

Je me sentais très vieille dans le capharnaüm (post Noël) du magasin Apple. Assistée d’un jeune génie (dans la vingtaine!) je faisais figure d’un personnage antique. D’ailleurs, il m’a conseillé d’utiliser les jeux de mon appareil… pour aider mon cerveau!

L’apprentissage à un âge « mûr » n’est pas chose facile. Cela demande une concentration parfaite et, avouons-le, une certaine agilité mentale.

Le stress de la performance s’ajoute aux autres facteurs pour me rendre encore plus « stupide ». Ce qualificatif me vient compte tenu de la nécessité de faire répéter, de l’absence de réussite immédiate et de la perplexité face à un nouveau vocabulaire.

Pénible, pour une habituée du succès. Les cours de peinture avaient ouvert la voie à l’humilité, mais la tablette, c’est la totale!