Le printemps

Hier, devant ma fenêtre : bourgeons dans les érables et vieille neige au sol. Je n’en crois pas mes yeux, nous sommes encore en mars!

Puis, le ciel nous tombe dessus : une neige fraîche et en grande quantité!
Les météorologues mentionnent avec désinvolture « quelques cinq centimètres », mais le commun des mortels considère qu’il s’agit d’une tempête de neige. Contraste inhabituel…

Si les citadins sont mécontents de voir leur pelouse recouverte de blanc, les riverains par ailleurs sont très heureux. À leur avis, une pluie substantielle aussi hâtive entraînerait une fonte prématurée des amoncellements neigeux et augmenterait éventuellement les risques d’inondations. Je suis de ce groupe qui surveille le niveau de l’eau dans le lac.

Aujourd’hui, les bourgeons se sont mis à « pause », comme le Québec au temps de la pandémie.

Attendre

Attendre
J’ai horreur d’attendre, malgré cela, en temps normal j’attends
mon tour à la pharmacie,
mon tour chez la physiothérapeute,
mon tour en ligne, dernier menu,
l’autobus promis,
l’Invité(e) en retard,
l’appel téléphonique,
le message électronique.
l’émission de « télé »,
la visite du réparateur.

J’attends aussi,
la fin d’un conflit,
la fin de l’hiver,
la fin de la maladie,
la fin du confinement.

L’attente me semble au cœur de nos vies…

La répétition

Ayant été confinée à la maison pendant plusieurs semaines et y ayant vécu seule, j’ai connu la répétition.

Nul besoin de consulter des feuilles de thé, ni des boules de cristal.
Mêmes gestes, mêmes mimiques, mêmes pensées.
C’est ce qu’engendre la routine. D’une journée à l’autre, c’est la répétition.
Cela ressemble à un carrousel d’activités qui ne s’arrête jamais.

Des routines sont indispensables à l’entretien ou à la guérison du corps.
Elles servent aux soins du chat et de la maison…

Certaines (peu) sont agréables : lorsque je suis assise, mon chat me sollicite avec ces deux pattes de devant (il veut de la nourriture ou des caresses).
D’autres (beaucoup) sont extrêmement ennuyeuses : laver la vaisselle et frotter les chaudrons.
On n’y échappe pas.

Tout à coup, un imprévu vient briser les répétitions.