De quoi écrire un essai

L’Histoire et les histoires.

Sauf pour certaines personnes contemplatives et les poètes, nous en sommes friands, « tout le reste m’indiffère » comme dit la chanson.

Ce thème est grand, il recouvre l’univers : les civilisations (ex. l’Égypte), les personnages historiques (ex. César), les événements spéciaux (ex. les guerres); tout est prétexte à raconter. Les romanciers et les cinéastes s’en donnent à cœur joie.

Puis, il y a les petites histoires; les anecdotes et les souvenirs qui nourrissent les chanteurs et les bons humoristes.

Nous voulons connaitre le déroulement des aventures de nos héros, de nos vedettes. Qu’est-il arrivé? avant? après?

Barbara nous parle de son père, mort à Nantes. Le diffuseur Netflix nous instruit des aléas de la Couronne d’Angleterre. Robert Charlebois raconte le gars « qui arrive à la manufacture, les deux yeux fermés ben durs, pas zippé… »

Il y a aussi les histoires qu’on ne raconte pas, les privées, les secrètes…

Et les « histoires de vie », très à la mode, encouragées pas certains thérapeutes.

Et voilà que j’arrive avec mes petites histoires, inspirées par mon enfance, mes voyages et mon chat. Je n’ai pas lu Comment écrire des histoires d’Élizabeth Vonarburg, j’étais trop occupée à lire ou à écrire des histoires.

Vous aurez compris que je raffole de tous les types d’histoires…

Une chute…pas celle de l’eau

Une chute récente m’occasionne de fréquents vertiges. Ces étourdissements sont les derniers d’une vaste collection. L’environnement qui vacille, les jambes molles, je connais… je souffre de vertige.

 

Je me souviens de ma descente en ski alpin dans la célèbre Vallée Blanche à Chamonix : j’ai trouvé le départ affolant. Mes skis et bâtons sur les épaules, il me faut mettre mes pieds, chaussés de bottes de ski, dans de profondes traces (déjà créés) dans la glace, je dois avancer dans cette crête, le long d’une paroi vertigineuse…

Je me souviens aussi du Grand Canyon, de ma descente ralentie par le vertige. Elle fut longue, trop longue au goût de tous ceux qui m’attendaient au bas de cet étroit chemin tracé le long d’un profond ravin! Au cours de ce trajet interminable, je me suis déshydratée. On m’a finalement secourue et je suis arrivée en bas en titubant.

Il y a pire! Subir une cisaille de vent dans un avion monomoteur. Le petit appareil est soumis à des vents contraires (i.e. venant de directions opposées). Il culbute, tournoie, se tord… Je craignais qu’il perde ses ailes à cause des fortes secousses! Assez effrayant, lorsque c’est la première fois; c’était mon cas! Je suis sortie de l’avion les jambes molles et les larmes aux yeux, j’étais plus qu’étourdie…

En somme j’en ai vu de toutes les hauteurs.