Tranquillité

Tranquilité

Il m’arrive de penser en anglais

It was twilight at my cottage,
As Scrooge said:
“not a creature was stirring, not even a mouse”
no wind, no sound,
the clouds are still,
the visitor’s chairs are empty,
the cat is sleeping.

Il n’y a pas une ride sur le lac,
la lune luit, silencieuse,
la télévision est fermée,
les bateaux , ancrés, sont immobiles,
les oiseaux et les mouettes se sont tus,
les nombreux canards sont invisibles…

C’est la tranquilité.

Traumatisme de chat

Traumatisme de chat

BOUM, BOUM, BOUM, BOUM…BOUM, BOUM…
Un feux d’artifice se déroule à deux maisons de mon chalet.
Mon chat s’inquiète, se cache, espérant échapper au vacarme. Il se terre sous un lit.
Le feux d’artifice s’éternise : 45 longues minutes. Le chat continue d’être apeuré…

Le lendemain, il se comporte normalement : il saute dans mon lit vers sept heures pour me réveiller et se faire flatter, puis il renifle partout selon son habitude.

Les chats n’ont pas le même cerveau que nous : ils ont peu de mémoire.
Ils ont de la chance.

les odeurs

Odeurs

À la campagne, les odeurs voyagent…

Cette odeur de bois qui brûle m’intrigue depuis plusieurs jours. Mes voisins immédiats n’en sont pas responsables. Je sens néanmoins le feu de bois. Trois jours plus tard, j’entrevois un lointain voisin, inconnu de moi, qui brûle des branches d’arbres.

Lorsque le vent s’y prête, les odeurs d’engrais des champs lointains me parviennent.

En tout temps, les fleurs de tous mes voisins embaument l’air autour de moi.

insatiable

Insatiable.

Eh oui, il s’agit encore de mon chat.
Il m’a tenu compagnie lors du confinement. J’ai apprécié. J’étais très disponible et je l’ai flatté souvent.

Il y a pris goût. Il m’aime tellement… Il me réclame des caresses, m’empêche de lire, de manger ou de boire mon café, me saute dessus fréquemment. Ses pattes m’égratignent si je n’obtempère pas.

Cet amour me gêne dans mes activités quotidiennes que je dois interrompre pour caresser mon insatiable matou.
Heureusement il aime aussi ma véranda grillagée où la nature envoie d’enivrantes effluves. Il m’arrive de l’y pousser et de fermer ma porte : enfin la paix…