les coopératives

Publicité de la Coop Fédérée québécoise : « on récolte ce qu’on aime ».

Mon chat a traduit : « on lèche ce qu’on aime ».

Il lèche le cou de sa mère nourricière, le cachemire et le beurre.

Fait-il la différence?

La Coop n’est pas parfaite, elle vend, entre autres, des pesticides.

Mon chat n’est pas parfait lui non plus, Il me réveille la nuit : il me cherche, me marche dessus et vient dormir à mes côtés.

« On récolte ce qu’on aime ».

J’aime mon chat malgré ses imperfections. Il me fait souvent penser au slogan de la Coop Fédérée.

 

 

Tenir

Atlas, personnage de la mythologie grecque, était condamné à porter la terre sur son dos pour l’éternité.

Pour ma part, je suis simplement condamnée à « tenir la maison » sur mon dos.

On me dit souvent que c’est un privilège à mon âge d’être en vie et de « tenir maison » (cette expression bizarre est utilisée en France comme au Québec).  Si je « tenais la maison » comme Atlas tient la terre je serai bien fatiguée.

Mon atlas cervical (première vertèbre) continue de porter ma tête et le reste de moi-même « tient maison ».

Je déteste les routines associées à « tenir maison ». Si la routine tuait vraiment, je serais morte…

Mon médecin me prédit une belle longévité, je suis donc condamnée à « tenir maison » pour encore quelque temps.

 

Les chiens et l’Halloween

Il pleuvait, personne n’a osé sortir.

Sur ma rue, il y a plus de chiens que d’enfants. Les quadrupèdes sont très nombreux : de toutes les tailles, de toutes les races. Pourtant, ils furent invisibles le soir de l’Halloween; leurs propriétaires ont-ils craint les torrents d’eau?

Les chiens sont restés à la maison, réduits à regarder ces trombes de pluie venues du ciel.

Pourtant, ils portent un manteau. Auraient-ils refusé de marcher si on leur avait enjoint de le faire?

Mais non, les chiens n’ont pas fêté l’Halloween, c’était partie remise avait décrété la Mairesse. Les chiens n’ont que faire des diktats des édiles municipaux, ils veulent leur rue.