Résumé, deuxième année du feuilleton de Clarisse

Résumé

Clarisse a fait beaucoup d’efforts pour écrire un deuxième roman, mais elle a rencontré beaucoup d’obstacles et d’interruptions À peine quelques chapitres sont-ils rédigés.

Laurent, personnage principal de ses écrits a connu une grave maladie rénale, une dépression substantielle, le choc d’une rupture amoureuse et une fin de vie en milieu hospitalier.

Clarisse a obtenu un sursis de dix mois de la part de son éditeur. Elle a imaginé un nouveau personnage, David, de descendance italienne, jeune et en santé. Il a eu un accident et porte un plâtre au bras gauche. Son travail de modèle dans une école d’art est mis en veilleuse et il se consacre à la musique. Sa chanson Le Souffle rencontre un grand succès, mais la suite de sa carrière musicale s’annonce très lente, trop lente au goût de Clarisse qui voulait calquer son roman sur la déroulement de la vie de David.

La vie personnelle de Clarisse a connu beaucoup de péripéties : un amour passionnel avec Yves a vu le jour et a été éventuellement suivi d’un voyage avec lui à Venise. Ce périple touristique s’est déroulé dans la hâte et la bousculade, elle en reste déçue. Cet amoureux s’absente souvent pour son travail d’entraîneur pour le patinage de vitesse.

Clarisse a été bouleversée par la mort de son père Maurice, décédé suite aux complications de la C difficile; il était apprécié de tous. En vertu du testament, elle a été désignée comme liquidatrice de la succession. Elle a représenté la fratrie qui s’est opposée aux désirs d’Irène (récente compagne de Maurice) qui voulait habiter à sa guise la grande maison familiale situé à la campagne. Les prétentions d’Irène ont été ramenées à trois semaines en juin.

Épuisée, Clarisse réfléchit à son métier d’écrivaine. Lorsque Clarisse réfléchit, c’est long…

Voyons où elle en est.

De la testostérone

Il y en a partout, du moins, j’en vois maintenant partout, depuis que j’ai constaté les effets de sa disparition chez mes amis qui subissent des traitements hormonaux. Cette médication bloque la testostérone et affecte, entre autres, le désir et la force mâle. Mes observations, d’une certaine semaine, m’ont amené à remarquer l’une et l’autre.

Mon livre du moment, écrit par William Boyd , débute par une description de la vie d’adolescents dans un collège anglais au cours des années 1920. L’atmosphère étouffe le désir. Pour survivre à l’ennui un petit groupe d’amis se lancent des défis substantiels : avant la fin du trimestre l’un doit séduire la fille du fermier, l’autre, passer du judaïsme au catholicisme, enfin le dernier, réaliser un exploit au rugby (alors qu’il n’est même pas sportif). Après maints efforts et halètements, les compères réussissent. La testostérone naissante s’excite et s’exhibe.

J’ai vu la testostérone à l’œuvre sur mon lac. Deux jeunes hommes sont parvenus à naviguer sur leur moto marine, à la verticale, c. à d. le nez de leur engin en l’air. Leurs nombreux retours et reprises témoignaient de leur fierté. Leurs exploits m’ont rappelé que mon voisin en faisait autant sur son voilier Hobby Cat: une seule coque dans l’eau, tout le reste à la verticale! Beaux exemples de déploiement viril!

Quelques jours plus tard, plus près de moi, six hommes s’affairent à installer un interminable quai métallique. L’eau glacée monte progressivement jusqu’à leur cou. Leurs rires, leurs propos bruyants et leurs taquineries, malgré leur corps plongé dans l’eau très froide, laissent croire à un excès de testostérone. C’est une activité de « gars ».

Il y en a sans aucun doute beaucoup d’autres exemples de « gars » à l’oeuvre, mais ils ne se sont pas produits sous mon nez cette semaine-là.

un nouveau champ de course

Les caravanes de sel du Sahara sont assez connues, mais les courses de dromadaires le sont moins; ces dernières font partie de la tradition des peuples des régions désertiques.

Pour le transport, les camions ont pris la relève, pour les courses, ce sont les chevaux, pour le plus grand bonheur des Occidentaux.

Quand j’étais petite, mon père et ses amis fréquentaient l’Hippodrome de Blue Bonnets. À voir l’effort des chevaux, on aurait cru qu’ils comprenaient le sens du dépassement.

À Montréal, ce temps est révolu, mais les automobilistes ont pris le relais. Ils sillonnent la ville à toute vitesse, se dépassant à qui mieux mieux. Ils font fi des feux de circulation (les rouges!) et profitent des intersections pour dépasser sur la droite les conducteurs
qui attendent sagement leur tour. Ils ne sont qu’une minorité à concourir, comme autrefois les chevaux et les dromadaires.

Bien sûr, il y a maintenant la formule 1 qui fait rêver les amateurs de courses, mais ce parcours n’est pas quotidien…celui des compétitions d’auto électriques n’ont plus.