L’AMOUR et son prix

Il y a l’amour violent, agressant, harcelant, qui cause beaucoup de souffrances et fait beaucoup de victimes.

Je pense à l’autre, l’amour romantique entre un homme et une femme, celui qu’on présente dans la littérature, la chanson, les films, les œuvres télévisuelles, la publicité. L ‘AMOUR, celui qui transporte, qui modifie la réalité, qui embellit tout, qui rend la vie si agréable en compagnie de l’autre; cet état d’âme qu’on recherche et qu’on veut conserver.

La plupart des hommes et des femmes y accèdent un jour ou l’autre.

Pour la suite, je ne puis parler que des femmes (j’en suis une). Une femme amoureuse vit sous l’influence de l’être aimé, son joug est doux, surtout s’il est enrobé de chaleur, d’attentions et de tendresse; la contrainte passe inaperçue.

Le bien-aimé présente des préférences, des valeurs, des caractéristiques qui lui sont propres; il est régi par des habitudes, des croyances, des expériences antérieures, il faut en tenir compte! Son érotisme et ses exigences lient et attachent la femme amoureuse. Cet ensemble crée un joug, qui, bien que doux, existe et s’avère omniprésent. Mais, ELLE ne le voit pas, sauf si ses yeux se déssillent pour lui permettre de percevoir ce qui était auparavant caché. Cette nouvelle vision survient brusquement ou progressivement…

Rares sont les femmes amoureuses qui échappent à l’aveuglement. Elles n’y ont vu aucun effort, c’était naturel, elles aimaient…

Edith Piaf a chanté : « je me ferais teindre en blonde si tu me le demandais »

En attente

On Hold

On a beaucoup parlé des sinistres : légers (chalet d’été), moyens (résidences secondaires) ou substantiels (résidences principales). C’est une vision administrative, la réalité des sinistrés est autre, quelle que soit la catégorie officielle. Une personne sinistrée est :

Une personne hors temps, qui a perdu ses repères temporels : rituels, fêtes, saisons, agenda personnel. L’inondation marque une parenthèse dans le temps.

Une personne impuissante devant les caprices de l’eau, les formulaires, les procédures des instances d’aide et la lenteur administrative. En plus, il lui faut attendre, attendre, attendre que ça sèche…

Une personne fatiguée, à bout de souffle: surveillance des pompes, arrachage, nettoyage, déménagements des meubles et autres, soucis, contrats et tout le tralala…

Une personne en deuil de tout ce qui abîmé ou détruit: ses collections et surtout ses souvenirs d’une époque, d’un voyage ou de certaines amours…

Une personne appauvrie : dépenses imprévues, endettement ou ruine.

Une personne qui revisite le terme solidarité et qui remercie de tout cœur les policiers, les militaires, les pompiers, les bénévoles et les voisins. Grâce à tous, la personne sinistrée, malgré l’humidité et le froid, a chaud au cœur.