les dommages collatéraux

Les dommages collatéraux.

Les médias nous ont beaucoup parlé des dommages collatéraux de la pandémie chez les enfants. J’en ai observé d’autres.

Les toiles d’araignées de ma campagne ont emprisonné des éphémères. J’ai trouvé le spectacle désolant. Des tonnes d’insectes pris dans les filets des araignées, le tout accroché aux surfaces de ma remise : des pans entiers de toiles et de leurs captives.

J’ai sorti mon balai. Pour le moment, tout semble revenu à la normale. les murs de ma remise sont à nouveau lisses.

un matou renifleur

Un matou renifleur

« Snif » disent les anglophones.
Mon chat, ayant changé d’environnement, n’en finit plus de renifler.
« snif, snif, snif »

Son nez explore toutes les surfaces, tous les recoins extérieurs et intérieurs du chalet, même les tapis. Il découvre de nouvelles odeurs : chasse-moustique, crème solaire; il n’est pas certain de les aimer…
« snif, snif, snif »

Le peignoir de sa maîtresse n’est plus le même, ni ses vêtements, ni les couvertures de son lit. Les meubles ont changé, les pièces de la maison aussi.
Hum les araignées et les fourmis : fascinant pour un chat!
« snif, snif, snif »

En somme, pour lui c’est un nouveau monde à renifler…

Encore la pandémie

Encore la pandémie.

La pandémie version urbaine avec ses restrictions de tous genres a eu raison de ma volonté.
Je me suis réfugiée à la campagne. Terrée dans mon chalet, j’ai les yeux et les oreilles en alerte.
Je redécouvre les sons lointains : un bateau ou un avion? une mouette ou une outarde? Le bruit d’une tondeuse à gazon de l’autre côté de la baie?
Je me rééduque au vent, à sa présence, à sa force, à sa direction.
Mon nez fait aussi du surtemps. Est-ce l’odeur de la naphtaline, du chauffage prolongé ou du vieux bois?
Je revois le héron, parfois la buse.
La saison débute, et avec le froid, le grand lac est peu fréquenté.

et je poursuis mes explorations…

La communication

La communication

La communication.
Nous avons de très beaux modèles : Dr Arruda, François Legault. Geneviève Guilbeaut, Danielle McCann. Ils méritent un très haut score. Ils nous présentent des graphiques, des statistiques, des recommandations, etc…

Mais le message? pas toujours clair, pas toujours cohérent, pas toujours logique.

Le déconfinement, entre autres, m’apparaît plutôt confus. Ses multiples règles changent de jour en jour, de semaine en semaine.

Mais le tout est merveilleusement présenté par des communicateurs hors pair.

Il est où le bonheur

Il est où le bonheur?

Christophe Maé a signé cette chanson en 2016.
Le bonheur il est où?

Je ne cesse de me le demander. Depuis le début de la pandémie, je le cherche partout.

Est-il dans le cou de mon matou?
Ah… la fourrure de son cou.
Est-ce là le bonheur?

Il est où le bonheur?
certainement pas
dans le nutella,
ni dans l’omelette sans saveur,
ni la soupe sans odeur,
ni dans la marche avec labeur.

Il est où le bonheur?

Le bonheur se déplace,
il viendra peut-être demain…

J’en ai marre

J’en ai marre J’en ai marre

de la covid,
de « ça va bien aller »
des aînés,
des CHSLD,
des « restez à la maison »

J’EN AI MARRE
Je suis comme un ours en cage,
J’ai besoin d’horizon autre que ma rue.

J’EN AI MARRE
Ma santé émotionnelle se fissure,
après 40 jours de confinements, de gants, d’essuyages, de paranoïa,

J’EN AI MARRE, MARRE, MARRE.

La pandémie et moi

La pandémie et moi

Sur la pandémie tout a été dit : les artistes, les entrepreneurs, les athlètes et d’autres se sont exprimés.

De ma fenêtre, je ne vois personne, la rue est calme.

Dans mon édifice, je ne vois personne, tout est calme.

Dans mon appartement, je ne reçois personne, c’est calme.

Les livraisons se font à distance, ainsi que les rencontres avec mes fils.

Je n’ai rien à dire en ce temps de pandémie.

La dame et la canne

Ce texte a été écrit avant la pandémie.

La dame et la canne

Un jour, j’ai suivi une dame âgée qui se promenait avec une canne. Que d’égards à son endroit.

Chez le vétérinaire : « puis-je vous aider à sortir? »

Dans l’édifice qu’elle habite, jeune et vieux lui tiennent les portes.

Au grand marché de légumes, on l’interroge : « vous sentez-vous bien? ».

Sur la rue, les promeneurs de chiens se tassent et lui laissent le trottoir.

« Puis-je porter votre plateau? »

Quand elle perd l’équilibre sur sa rue, les passants se précipitent…

« Pouvez-vous descendre les marches de ciment seule? »

Cela me donne envie de vieillir et de me promener avec une canne