la marche

Marcher

Sur ma rue, ça marche : jeunes, vieux, tous âges…
avec masque, sans masque, avec canne, sans canne.
Les jeunes fixent leur cellulaire et non pas les passants qui tentent de garder une distance de deux mètres, pandémie oblige…

Que dire des chiens et de leurs propriétaires…
on marche sur ma rue, elle est envahie.

La famille

La famille
Elle est très importante nous dit l’écrivaine Jeannette Bertrand.
Restez dans votre bulle familiale nous dit notre vice-première ministre.
A moi qui vis seule (mes enfants sont grands et ailleurs), j’ai regardé mon chat et je lui ai dit : nous voici devenu une « bulle familiale »
Ce que peut faire une pandémie!

Nostalgie

Nostalgie
Je suis tournée vers le passé.
Les routines anciennes me manquent.
Où est la précision pré-pandémie?
les journaux, le courrier qui arrivent à l’heure prévue.
Je cherche en vain mon journal du samedi.

Avant, tout était bien normé. Maintenant, c’est un peu confus.

J’attends et j’en suis réduite à contempler, par le biais de ma fenêtre, les feuilles rouges et jaunes de l’automne.

Encore mon chat

Encore mon chat

J’ai souvent parlé des défauts de mon chat, aujourd’hui, je le trouve intelligent.
On dirait qu’il a lu un de nos humoristes qui disait qu’on célèbre la Fête du travail en ne travaillant pas.
Il honore la Fête du travail : il ne fait rien.
Il ne se promène pas dans l’appartement.
Il ne quémande aucune caresse.
Il ne mange pas.
Il ne fait rien.
Installé sous mon lit, il dort.

Il ne fait rien.

le processus décisionnel

Le processus décisionnel

Après des jours d’observation, je constate que mon chat est lent.
Sa capacité de prendre des décisions relève de la petite vitesse.

Le matin, il hésite à sortir sur la véranda, oui…non…oui…non…
Il se demande s’il préfère se faire flatter ou se nourrir.
Il se questionne : doit-il réveiller sa mère adoptive? Il saute sur le lit, redescend, revient…
Aime-t-il encore le saumon ? Il hésite, renifle, s’approche, recule, avance, goûte…

Ce va-et-vient constant me laisse songeuse sur sa normalité …

Les voleurs

Les voleurs

À ma campagne, je n’ai pas peur des voleurs,
mais j’ai peur des microbes.
Pour me protéger du virus,
Je me suis isolée :
pas de visiteurs, pas de sorties.
J’ai trouvé le temps long, trop long,
malgré le beau paysage.

La canicule m’a désarmée.
J’ai dû m’enfermer…
Quel été!

Pas une période de rêve.
Même pour une retraitée.
La télévision m’a sauvée: mes artistes préférés…
Sans eux, sans mon chat,
Je serais désespérée.

Quel été!

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les choix

Les choix

Au point de départ, on ne mesure pas les conséquences de ses choix.

Si on se sépare d’une personne aimée, on ne prévoit pas la solitude éventuelle.
Si on refuse de participer à un sport, on ne sait pas que l’offre passera au voisin, d’autres s’amuseront.
Si on se cantonne dans un passe-temps solitaire, les rencontres intéressantes n’auront pas lieu.
Si on veut vivre à la campagne, on ne mesure pas les nouvelles distances ni les changements de style de vie.
Si on choisit de ne pas appeler ses amis, on risque d’être oublié.
Si on adopte un animal de compagnie, on ne sait pas quels en seront les frais.
Si on prête sa voiture, on ne sait pas toujours quand elle reviendra…
Si on accepte de vieillir, l’on ne prévoit les divers handicaps associés
etc., etc., etc.,

Tranquillité

Tranquilité

Il m’arrive de penser en anglais

It was twilight at my cottage,
As Scrooge said:
“not a creature was stirring, not even a mouse”
no wind, no sound,
the clouds are still,
the visitor’s chairs are empty,
the cat is sleeping.

Il n’y a pas une ride sur le lac,
la lune luit, silencieuse,
la télévision est fermée,
les bateaux , ancrés, sont immobiles,
les oiseaux et les mouettes se sont tus,
les nombreux canards sont invisibles…

C’est la tranquilité.

Traumatisme de chat

Traumatisme de chat

BOUM, BOUM, BOUM, BOUM…BOUM, BOUM…
Un feux d’artifice se déroule à deux maisons de mon chalet.
Mon chat s’inquiète, se cache, espérant échapper au vacarme. Il se terre sous un lit.
Le feux d’artifice s’éternise : 45 longues minutes. Le chat continue d’être apeuré…

Le lendemain, il se comporte normalement : il saute dans mon lit vers sept heures pour me réveiller et se faire flatter, puis il renifle partout selon son habitude.

Les chats n’ont pas le même cerveau que nous : ils ont peu de mémoire.
Ils ont de la chance.