Tout change

Tout change
Les personnes modifient leur façon de voir les choses en prenant de l’âge.
La météo, ses prédictions varient au cours d’une journée.
Les habitudes, en temps de pandémie.
Les statuts maritaux : séparations, divorces.
Les amitiés, avec ses temps forts et ses temps faibles.
Les adresses, avec les déménagements.

Les numéros de téléphone demeurent, malgré tout, relativement stables.

Et maintenant Joe Dassin

Et maintenant Joe Dassin

« …les jours se suivent et se ressemblent…
les choses se passent trop bien… sans souci du lendemain… »

En temps de pandémie, les choses ne se passent pas trop bien,
on ne peut plus «…être ensemble…»;
on ne peut plus être insouciant «…du lendemain… »
on ne peut plus voyager,
on se visitera plus tard,
un jour…

Tuer le temps

Tuer le temps

Malgré toute mes activités, il m’arrive de tuer le temps.
Il ne veut pas mourir.

Jacques Goldman a écrit pour Céline Dion « …lorsque je m’endors contre ton corps l’amour existe encore… »
Lorsque mon énorme surtout très long chat se presse contre mon corps,
je sais que…l’amour existe encore…

Et j’ai chaud au cœur, malgré mes efforts pour tuer le temps.

la coquerelle et le cloporte

Les insectes

La coquerelle et le cloporte.
Ces deux insectes s’en sont donné à cœur joie.
Ils ont couru tout l’été sans qu’on les embête trop, mais voilà que l’hiver et le froid arrivent. Ils vont vivre à l’intérieur où les attendent les exterminateurs de toutes espèces. Vite, courons nous cacher avant qu’ils nous atteignent.

Ils réussissent à échapper à ce qu’ils considèrent comme des emmerdeurs patentés. Ils se cachent; ils continuent de parcourir les tuyaux et de courir derrière les murs. Quelle insolence!

Les propriétaires s’arrachent les cheveux et ne savent plus à quel Saint se vouer.

Les codes

Les codes

Les codes mènent notre vie.
La culture détermine certains comportements : par exemple, au Québec on aime le consensus plutôt que la discussion.
À la campagne, le manque de décorum est toléré.
Les voisins ont leur non-dit et leurs exigences.
Toutes les familles ont des codes implicites. Dans la mienne, il ne faut pas interrompre la personne qui parle, il faut plutôt l’écouter.
Les individus imposent des restrictions : ne pas s’adresser à certains d’entre deux à leur réveil, il faut attendre une heure.
Que dire de la pandémie ? Masques, distance, lavage des mains.
Les médias se trémoussent à la cote d’écoute et limitent nos choix.
Même les animaux s’en mêlent : leurs habitudes sont codifiées.

Où est la liberté?

Fred Pellerin et les autres

Fred Pellerin et les autres « Mille après mille je m’ennuie… » Version personnelle : jour après jour je m’ennuie. Jour après jour je parle à mon chat : « I don’t know why I love you, but I do… » Jour après jour je bois, seule, un thé dans une belle tasse de porcelaine. Comme disait Isabel Richer (actrice connue) : «tant qu’il y aura de la bière dans le frigidaire… ».Il y a aussi de la nourriture dans mon frigidaire : « moe j’mange… ». Au désespoir de mon pèse-personne. Comme le chantait la Bolduc : « ça va venir, ça va venir, découragez-vous pas, ça va bientôt arriver… », on va pouvoir s’embrasser. Ce sera la fin de la pandémie. Espoir!

Les premières neiges

Premières neiges

On avait oublié le travail des charrues,
l’importance des pneus d’hiver,
les bottes différentes,
la buée dans les lunettes,
les trottoirs glissants,
la glace noire des rues,
et la « sloche ».

Les souvenirs ressurgissent et nous entraînent dans une ronde qu’on préfère souvent mettre de côté.

« Ah que la neige a neigé… »