les chiens

L’amour des chiens

 

Il y a toujours eu beaucoup de chiens sur ma rue. Leurs propriétaires sont maintenant doublement heureux puisqu’ils peuvent sortir pendant le « couvre-feu ».

J’ai un chat; je le regrette parfois. Je préfèrerais promener mon chien à toute heure.

 

Les petits chiots deviennent vite grands pour le bonheur de leurs maîtres qui croient que les restrictions sanitaires seront présentes longtemps.

 

Vive les chiens!

les jeunes enfants et les masques

Les très jeunes enfants et les masques.

 

Ils regardent, incrédules, ces personnes sont on ne voit ni le nez, ni la bouche. Qui sont ces personnages? Ils laissent les adultes masqués les prendre sur leurs genoux, mais ils regardent ailleurs, indifférents à ces personnes si dissemblables de leur papa et à leur maman.

 

Les jeunes enfants n’osent pas saluer les adultes masqués.

Les signes de la main de ces adultes ( ta ta, en québécois) restent sans réponse. Les tout-petits les regardent, étonnés et ne répondent pas. « Qui êtes-vous? » pensent-ils…

 

Lorsque masqués, nous ne devons pas nous surprendre de cette réaction.

 

 

 

Miss Sniff

Miss Sniff

Les félins domestiques utilisent beaucoup leur nez, ils « sniff », une de mes voisines d’appartement est devenue, à mes yeux, une Miss Sniff.

Elle avait déjà une âme d’ancien concierge; elle carburait aux rumeurs. Elle a décidé de « s’impliquer » et elle s’est proposée pour faire partie du comité exécutif de mon édifice; le « Board » comme elle le nomme.

Quelle malédiction! Elle a maintenant la permission de nous gérer et de se mêler de nos
« affaires ». Elle veut du changement : « il y a des choses qui me fatiguent », mais ce sera long.
Effectivement le processus sera long « …j’ai de la misère à m’exprimer devant ces messieurs, ils parlent bien et ils sont bardés de diplômes ».

L’avenir me dira si l’implication de Miss Sniff sera pour le meilleur ou le pire.

Des chiffres

Encore des chiffres…

Paul Houde, bien connu des Québécois, cite toujours des chiffres, c’est sa langue.
Il doit être très heureux en ce temps de pandémie : des chiffres, des
chiffres, beaucoup de chiffres…

Le nombre de cas de covid-19 en général.
Le nombre de cas par région.
Le nombre de cas par occupation.
Le nombre de décès par tranches d’âge.
Le nombre d’hospitalisations.
Le nombre de régions « oranges »,
Le nombre de chômeurs.
Le nombre de vaccins reçus.
Le nombre de personnes vaccinées.
Le nombre de jours de confinement pour les voyageurs.

Certains chiffres changent tous les jours, d’autres sont plus stables.

Vive les chiffres!

Neige et poésie

Neige et poésie

Il neige beaucoup, de gros flocons.
Bonheur pour les uns, malheur pour les autres.
Le paysage est magnifique, même en ville, lorsqu’éclairée, la neige scintille sur les branches.

À la campagne, un grand silence s’installe; la vie est figée.

À ma fenêtre (de ville) une dentelle blanche. Les branches ploient, le vent les secoue, créant un beau brouillard.

Ce billet n’a pas d’histoire, pas d’humour, l’auteure reste en contemplation devant toute cette beauté,
il neige, il neige, il neige

la coquerelle et le cloporte

Les insectes

La coquerelle et le cloporte.
Ces deux insectes s’en sont donné à cœur joie.
Ils ont couru tout l’été sans qu’on les embête trop, mais voilà que l’hiver et le froid arrivent. Ils vont vivre à l’intérieur où les attendent les exterminateurs de toutes espèces. Vite, courons nous cacher avant qu’ils nous atteignent.

Ils réussissent à échapper à ce qu’ils considèrent comme des emmerdeurs patentés. Ils se cachent; ils continuent de parcourir les tuyaux et de courir derrière les murs. Quelle insolence!

Les propriétaires s’arrachent les cheveux et ne savent plus à quel Saint se vouer.

Les premières neiges

Premières neiges

On avait oublié le travail des charrues,
l’importance des pneus d’hiver,
les bottes différentes,
la buée dans les lunettes,
les trottoirs glissants,
la glace noire des rues,
et la « sloche ».

Les souvenirs ressurgissent et nous entraînent dans une ronde qu’on préfère souvent mettre de côté.

« Ah que la neige a neigé… »

Nostalgie

Nostalgie
Je suis tournée vers le passé.
Les routines anciennes me manquent.
Où est la précision pré-pandémie?
les journaux, le courrier qui arrivent à l’heure prévue.
Je cherche en vain mon journal du samedi.

Avant, tout était bien normé. Maintenant, c’est un peu confus.

J’attends et j’en suis réduite à contempler, par le biais de ma fenêtre, les feuilles rouges et jaunes de l’automne.