La communication

La communication

La communication.
Nous avons de très beaux modèles : Dr Arruda, François Legault. Geneviève Guilbeaut, Danielle McCann. Ils méritent un très haut score. Ils nous présentent des graphiques, des statistiques, des recommandations, etc…

Mais le message? pas toujours clair, pas toujours cohérent, pas toujours logique.

Le déconfinement, entre autres, m’apparaît plutôt confus. Ses multiples règles changent de jour en jour, de semaine en semaine.

Mais le tout est merveilleusement présenté par des communicateurs hors pair.

Il est où le bonheur

Il est où le bonheur?

Christophe Maé a signé cette chanson en 2016.
Le bonheur il est où?

Je ne cesse de me le demander. Depuis le début de la pandémie, je le cherche partout.

Est-il dans le cou de mon matou?
Ah… la fourrure de son cou.
Est-ce là le bonheur?

Il est où le bonheur?
certainement pas
dans le nutella,
ni dans l’omelette sans saveur,
ni la soupe sans odeur,
ni dans la marche avec labeur.

Il est où le bonheur?

Le bonheur se déplace,
il viendra peut-être demain…

J’en ai marre

J’en ai marre J’en ai marre

de la covid,
de « ça va bien aller »
des aînés,
des CHSLD,
des « restez à la maison »

J’EN AI MARRE
Je suis comme un ours en cage,
J’ai besoin d’horizon autre que ma rue.

J’EN AI MARRE
Ma santé émotionnelle se fissure,
après 40 jours de confinements, de gants, d’essuyages, de paranoïa,

J’EN AI MARRE, MARRE, MARRE.

La répétition

Ayant été confinée à la maison pendant plusieurs semaines et y ayant vécu seule, j’ai connu la répétition.

Nul besoin de consulter des feuilles de thé, ni des boules de cristal.
Mêmes gestes, mêmes mimiques, mêmes pensées.
C’est ce qu’engendre la routine. D’une journée à l’autre, c’est la répétition.
Cela ressemble à un carrousel d’activités qui ne s’arrête jamais.

Des routines sont indispensables à l’entretien ou à la guérison du corps.
Elles servent aux soins du chat et de la maison…

Certaines (peu) sont agréables : lorsque je suis assise, mon chat me sollicite avec ces deux pattes de devant (il veut de la nourriture ou des caresses).
D’autres (beaucoup) sont extrêmement ennuyeuses : laver la vaisselle et frotter les chaudrons.
On n’y échappe pas.

Tout à coup, un imprévu vient briser les répétitions.

La douleur chronique

Une dent, un genou, une épaule, un dos ou un pied, qui fait mal sans relâche.

La sensation qui y est liée nuit à la concentration habituelle; elle absorbe beaucoup d’énergie, il y en moins pour tout le reste.

On s’y fait, on s’habitue à cette partie douloureuse et on essaye de mener une vie « normale ».

Cela nécessite beaucoup de sang-froid et de bravoure. Il faut « faire avec », d’autres disent « c’est la vie ! ».

Quel que soit le point de vue, c’est embêtant… c’est gênant…

On s’en passerait volontiers.

L’inconscient

L’inconscient, cet amibe insaisissable! Il fait le délice des psychanalystes.

Cette partie de moi prend de la vigueur avec l’âge. Les associations que mon inconscient se permet sont merveilleuses, surprenantes et … appropriées.

L’autre jour, je réfléchissais à ma douleur chronique et l’image de Barbara s’est imposée : elle chante Nantes, la douleur de manquer le dernier rendez-vous avec son père.

Ce merveilleux inconscient, sur lequel je n’ai pas de contrôle remplit ma vie de surprises, souvent délicieuses, parfois malheureuses.

Elle peuple aussi mes rêves, ceux qui sont roses et ceux qui sont cauchemardesques, selon…

Malgré tout, je l’aime.

De quoi écrire un essai

L’Histoire et les histoires.

Sauf pour certaines personnes contemplatives et les poètes, nous en sommes friands, « tout le reste m’indiffère » comme dit la chanson.

Ce thème est grand, il recouvre l’univers : les civilisations (ex. l’Égypte), les personnages historiques (ex. César), les événements spéciaux (ex. les guerres); tout est prétexte à raconter. Les romanciers et les cinéastes s’en donnent à cœur joie.

Puis, il y a les petites histoires; les anecdotes et les souvenirs qui nourrissent les chanteurs et les bons humoristes.

Nous voulons connaitre le déroulement des aventures de nos héros, de nos vedettes. Qu’est-il arrivé? avant? après?

Barbara nous parle de son père, mort à Nantes. Le diffuseur Netflix nous instruit des aléas de la Couronne d’Angleterre. Robert Charlebois raconte le gars « qui arrive à la manufacture, les deux yeux fermés ben durs, pas zippé… »

Il y a aussi les histoires qu’on ne raconte pas, les privées, les secrètes…

Et les « histoires de vie », très à la mode, encouragées pas certains thérapeutes.

Et voilà que j’arrive avec mes petites histoires, inspirées par mon enfance, mes voyages et mon chat. Je n’ai pas lu Comment écrire des histoires d’Élizabeth Vonarburg, j’étais trop occupée à lire ou à écrire des histoires.

Vous aurez compris que je raffole de tous les types d’histoires…

Éloge des doigts

Il y a les « Sept doigts de la main », moi je n’en ai que cinq, mais ils me sont fort utiles.

Ils ont de la mémoire, tâtent dans le noir et m’amènent à bon port.

Ils se souviennent de la façon d’utiliser la touche « input » de mon téléviseur.

Ils fouillent et trouvent mes lunettes.

Ils savent caresser les bêtes et les humains.

Ils arrivent à tenir des objets plus ou moins lourds.

Ils distinguent le chaud du froid.

Ils donnent la main aux étrangers ou aux moins proches.

 

Longue vie à mes doigts!

Braver l’interdit

Je viens de franchir ce cap, je me suis acheté des pantoufles rouge vif.

Ma mère m’a toujours fait remarquer que les souliers rouges n’étaient pas pratiques. Tout au long de ma vie, je me suis chaussée de noir et de brun. Récemment j’ai ajouté du bleu marine à mes pieds.

Comme toutes les femmes de sa génération, elle m’a enseigné l’art de me vêtir de façon « assortie », i.e. avec des couleurs identiques ou de bonne association.

Je viens donc de franchir un double interdit en m’achetant des pantoufles rouges qui ne sont pas pratiques et m’assurent des tenues « déassorties ».

Il était temps, compte tenu de mon âge, de m’affranchir des diktats de mon enfance. Braver l’interdit sur les vêtements, c’était mon dernier bastion.

Je suis excitée, quelle victoire!

 

N.B. mon fils aîné, à qui j’ai raconté mon aventure, me dit que je suis maintenant à la mode : vêtements et accessoires sont « désassortis »,

une denrée précieuse

Les enfants en débordent, les personnes vieillissantes en ont de moins en moins, les personnes épuisées, accidentées ou très malades la cherchent désespérément. Quel est ce bien si précieux? L’énergie.

Pas celle des compagnies qui fournissent de l’électricité, pas celle des mouvements écologistes, mais cette mystérieuse qualité individuelle qui est la base de notre vitalité matérielle et spirituelle.

Sans elle, rien ne va plus.

Lire… pas envie.

Rédiger… pas envie.

Jouer… pas envie.

Déambuler…pas envie.

Communiquer…pas souvent, pas longtemps.

Manger…pas faim.

 

Le manque d’énergie affole les hyperactifs et attriste ceux ou celles qui sont habituellement actifs.

Cette force, cette poussée vers… délivre du repos et de l’inactivité. Le désir de … se manifeste chez une personne dont les « piles personnelles » sont rechargées (expression préférée d’un ami).

Sentir à nouveau l’énergie, c’est renaître, revenir à la vie.