Les mères et le bruit

Les mères et les bruits

 

 

Les mères ont un sixième sens qui leur permet de détecter le moindre inconfort chez leur bébé. Leur ouÏe est particulièrement développée.

 

Les animaux domestiques ont aussi une mère, appelée nourricière. J’ai un chat. Comme les mères récemment accouchées, j’entends ses allés et venus. Le bruit est minime, mais je l’entends, malgré ma perte partielle d’audition (elle est documentée). Je ressens sa présence…

 

Une mère nourricière.

 

 

 

 

encore Joe Dassin

Encore Joe Dassin

Seul dans le jardin du Luxembourg,
Joe Dassin pensait « encore un jour sans amour… »
C’est ce que j’éprouve quant mon chat est malade.
Il hiberne sous mon couvre-lit et je ne le vois plus de la journée.
Finies les caresses. Il ne me lèche plus la joue et le cou.
Il ne me témoigne plus son amour.
C’est donc une journée sans amour…

Confinée solitaire

La maîtrise

La maîtrise
« La situation est maîtrisée »
Nouveau slogan au Québec.
Maîtrise de quoi?
Autrefois, la maîtrise s’obtenait à l’université (maîtrise en philo ou en éducation).
maintenant, elle est liée à une région…

Et vous, êtes-vous en maîtrise de quelque chose?

Le poids des mots

Le poids des mots

Chez mon libraire, il y a une grande différence entre réserver et commander
Chez les musiciens, il y a une différence entre molto allegro et allegretto
Chez les puristes, il est plus « politically correct » de dire autrice plutôt que «auteure »
Chez les employés de la morgue, les corps des « clients » sont identifiés ou authentifiés
Chez les employés des cliniques médicales reporter et annuler sont synonymes
Chez les politiciens, entendre et comprendre sont équivalents

Soyons sur nos gardes.
À bon entendeur salut!

Et maintenant Joe Dassin

Et maintenant Joe Dassin

« …les jours se suivent et se ressemblent…
les choses se passent trop bien… sans souci du lendemain… »

En temps de pandémie, les choses ne se passent pas trop bien,
on ne peut plus «…être ensemble…»;
on ne peut plus être insouciant «…du lendemain… »
on ne peut plus voyager,
on se visitera plus tard,
un jour…

Tuer le temps

Tuer le temps

Malgré toute mes activités, il m’arrive de tuer le temps.
Il ne veut pas mourir.

Jacques Goldman a écrit pour Céline Dion « …lorsque je m’endors contre ton corps l’amour existe encore… »
Lorsque mon énorme surtout très long chat se presse contre mon corps,
je sais que…l’amour existe encore…

Et j’ai chaud au cœur, malgré mes efforts pour tuer le temps.

Les codes

Les codes

Les codes mènent notre vie.
La culture détermine certains comportements : par exemple, au Québec on aime le consensus plutôt que la discussion.
À la campagne, le manque de décorum est toléré.
Les voisins ont leur non-dit et leurs exigences.
Toutes les familles ont des codes implicites. Dans la mienne, il ne faut pas interrompre la personne qui parle, il faut plutôt l’écouter.
Les individus imposent des restrictions : ne pas s’adresser à certains d’entre deux à leur réveil, il faut attendre une heure.
Que dire de la pandémie ? Masques, distance, lavage des mains.
Les médias se trémoussent à la cote d’écoute et limitent nos choix.
Même les animaux s’en mêlent : leurs habitudes sont codifiées.

Où est la liberté?

Fred Pellerin et les autres

Fred Pellerin et les autres « Mille après mille je m’ennuie… » Version personnelle : jour après jour je m’ennuie. Jour après jour je parle à mon chat : « I don’t know why I love you, but I do… » Jour après jour je bois, seule, un thé dans une belle tasse de porcelaine. Comme disait Isabel Richer (actrice connue) : «tant qu’il y aura de la bière dans le frigidaire… ».Il y a aussi de la nourriture dans mon frigidaire : « moe j’mange… ». Au désespoir de mon pèse-personne. Comme le chantait la Bolduc : « ça va venir, ça va venir, découragez-vous pas, ça va bientôt arriver… », on va pouvoir s’embrasser. Ce sera la fin de la pandémie. Espoir!