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                                   Le tapis

Il est très utile aux québécois qui, souvent, « s’enfargent dans fleurs du tapis ».

Ce dernier sert aussi à cacher… « mettre sous le tapis ».

D’autres ont les « hormones dans le tapis ».

Pour aller rapidement, « on écrase la pédale de l’automobile dans le tapis ».

On peut aussi « glisser » i.e. perdre pied sur les petits tapis, surtout ceux en soie

Autrefois, les femmes « battaient les tapis », aujourd’hui elles passent l’aspirateur.

Certaines compagnies se vantent de laver les tapis pour un prix raisonnable.

Lors des « veillées » québécoises du Jour de l’An, on « roulait » les tapis pour danser

Que faire sans les petits et les grands tapis?

Mes armoires de cuisine

Malheur!

Je dois les vider…

Elles débordent de produits de nettoyage : traiter le bois, nettoyer le marbre, l’aluminium, l’argenterie, la vitre.

« Name it, I have it »

Si au moins je m’en servais souvent !

Ce n’est pas tout : les papiers aluminium, parchemin, plastic scellant, ciré, à congeler.

Quant aux verres : à eau, à vin, à bière, à saké.

 Et les épices : à profusion

Etc. …

Etc. …

Etc. …

Quelle misère!

Quel chaos dans mon appartement!

Leur contenu occupei neuf boîtes (ou cartons diraient les français).

Je navigue entre elles, elles sont sur ma trajectoire quotidienne et à la fin, je trébuche sur le grand pli de ma carpette.

Ah!

Notre belle langue française,

Entendus en 15 jours à notre télé québécoise.

Une artiste parle de « dealer » avec le « rush » du quotidien.

Une autre parle d’improviser sur le « fly ».

Encore : qu’est ce qui « brake » ton inspiration?

J’ai mon « truck ».

J’aime tes « pants »

Pour finir : un commerce de chez nous, (Canadian Tire) nous annonce le printemps

avec une chanson en anglais, du début à la fin.

Notre belle langue française!

Il court

Un enfant ne marche pas, il court,

même si la rue est ascendante, il court,

parapluie à la main, sac au dos, il court,

Il n’est pas pressé, croit l’observateur,

mais ce dernier n’en sait rien.

L’école est terminée, il y a peut-être une « collation » qui l’attend,

il court…

Garçon vu de ma fenêtre

L’heure bleu

L’heure bleu

où on a les « bleus » (expression québécoise),

où l’on regrette le couvre-feu à venir,

où l’on voudrait sortir un peu,

où l’on promène allègrement son chien,

où la torpeur du confinement nous gagne.

Alors que mon fils cadet était jeune, il a inventé l’expression

l’heure bleu en regardant le crépuscule.