Traumatisme de chat

Traumatisme de chat

BOUM, BOUM, BOUM, BOUM…BOUM, BOUM…
Un feux d’artifice se déroule à deux maisons de mon chalet.
Mon chat s’inquiète, se cache, espérant échapper au vacarme. Il se terre sous un lit.
Le feux d’artifice s’éternise : 45 longues minutes. Le chat continue d’être apeuré…

Le lendemain, il se comporte normalement : il saute dans mon lit vers sept heures pour me réveiller et se faire flatter, puis il renifle partout selon son habitude.

Les chats n’ont pas le même cerveau que nous : ils ont peu de mémoire.
Ils ont de la chance.

Dialogue de dunes (suite)

Dialogue de dunes (suite)

Pensives, les dunes observent Florent et les enfants. Elles sont perplexes devant le conflit qui oppose le peintre aux petits.

« Il est jeune…ses réflexes de père ne sont pas développés. Il est submergé par sa passion artistique.»

« J’ai de la sympathie pour ce néophyte, pour ses rêves et ses coups de pinceaux. Comment l’aider? »

« Si quelqu’un réussissait à éloigner les jeunes… »

Le silence s’installe.

Au bout d’un moment, l’une d’elles s’écrit : « j’ai trouvé! »

« … »

« Si on dansait? »

« Quoi!!! »

« Eh oui, juste un peu; un léger tremblement de notre part suffirait…Pas la grande valse, peut-être la java ou quelque chose du genre… »

Sentant le sable bouger, les constructeurs en herbe s’enfuirent.

Florent retrouva le calme… et son inspiration.

Propos d’été

« Enfin!,  s’exclama le jeune peintre, la mer et ce merveilleux ruban de dunes… Depuis longtemps, je rêve de leurs couleurs et de leurs textures.» Il sort tubes et pinceaux, s’installe rapidement et se met en frais de réaliser des pochades.

Bien qu’absorbé par son travail, il perçoit néanmoins des murmures insolites. Ces masses sablonneuses seraient-elles capables de parler? Il tend l’oreille…

« J’en ai marre d’être fouettée par le vent et les vagues. Ma patience s’effrite. »

« Vivement la froidure, qu’on cesse de nous marcher dessus et surtout de nous rouler dessus. Ces petits engins à moteur! »

« Comme toi, je préfère les pattes des martins-pêcheurs, les courses de crabes et tout ce qui fourmille sous nos herbes folles. »

« Je me passerais bien de la nature humaine, mais il y a les enfants… Regarde les tout petits qui se dirigent vers nous. »

« Ils sont mignons avec leurs seaux et leurs pelles. Le monsieur qui s’efforce de nous copier va-t-il goûter leur présence? »

Tiré de sa transe, énervé par le babil enfantin, Florent se retourne et…