Naîveté montréalaise

Changer de continent, c’est changer d’univers.

Aurais-je changé de planète? Je rencontre des « hommes verts » et des femmes de même type. Ils portent des pantalons et d’amples vestes sombres, bardés de tissu vert gazon en bas et vert lime en haut de la ceinture. Ainsi vêtus, ils attirent mon œil : je les vois partout. Malheureusement, ils ont refusé mon clic numérique.

Tous sont munis d’un grand cabas en plastique souple. Qu’ont-ils à la main? De longs manches munis de balais vert lime ou, plus spectaculaire encore, de fagots constitués de grosses brindilles en matière synthétique vert lime. Ainsi armés, ils nettoient les trottoirs.  Du jamais vu pour quelqu’un qui vient d’un pays où l’entretien est hautement mécanisé.

 

Jamais vu, non plus, les lampions « électriques » qui garnissent les chapelles latérales de la majestueuse cathédrale de Barcelone. Les nombreuses églises fréquentées et visitées jusqu’à maintenant regorgeaient de lampions de couleur et de taille variées. Leurs flammes dansaient et animaient ces grands espaces. Plaisant spectacle!

Mais que dire de cet étalage de petits lampions pâlots, bien tassés dans leur support métallique, tous uniformément éclairés. Le minuscule cylindre vitré qui les chapeaute, laisse passer une faible lueur. Rien d’inspirant!

Qu’en pensent les pieux espagnols?