Le syndrome de la personne qui vit seule

N.B. Avant de vous fâcher, prenez note que l’auteure vit seule.

Cette étiquette est très récente, pas encore inscrite par les psychiatres dans le DSM-IV. Les psychanalystes n’ont pas davantage pensé à ce diagnostic, habitués comme ils le sont à écouter des soliloques. Et pourtant, un véritable monologue est généré par la personne seule qui rencontre des oreilles, par la voie des ondes ou in situ.

Il s’agit d’un individu, par ailleurs tout à fait normal et apprécié de son entourage. Cependant, lorsqu’il rencontre un humain en apparence disponible, un déclic (d’ordre inconscient) se produit dans son cerveau et les vannes de la parole s’ouvrent toutes grandes. Longtemps retenus, les récits, pensées, impressions, opinions déferlent tel un tsunami. Les phrases se succèdent pour créer un discours-fleuve qui plaira ou non, selon les circonstances.

« Enfin, pouvoir dire, expliquer, raconter, partager…»

Privé d’espace de parole, l’interlocuteur peut trouver les propos interminables, malgré la vivacité, l’humour ou la culture qu’ils contiennent. Il lui faut être patient; le flot finit par se tarir et le dialogue peut s’instaurer.

Ce syndrome peut varier en intensité selon certains paramètres. Les facteurs de risques sont à l’étude…