igloos synthétiques

igloos synthétiques
enfilade d'abris
de Côte des Neiges à Décarie

Igloos synthétiques

La rue de La Peltrie, à Montréal, me semble mal nommée. A voir les ‘’Tempo’’ alignés sur toute sa longueur, je la désignerais plutôt Rue des Abris. Tempo peut d’ailleurs aller se rhabiller car Rafale, Expo, Iglou, Snogone, Bellon et j’en passe, lui font une solide concurrence.

Protégeant non seulement les voitures mais les entrées des maisons, les abris envahissent entièrement les façades. Rapprochés les uns des autres, ils s’étalent à perte de vue sur cette rue aux constructions uniformes.

Leur intérieur, souvent utilisé comme substitut de garage, manque de charme : objets hétéroclites, outils de déneigement, bacs bleu ou vert, poubelles (et déchets) s’offrent à la vue des passants.

Sans leur écrin de neige, ils surgissent, tels des étrangers dans le décor urbain. Les photos ci-jointes, prises le 3 avril par 9 degré Celsius, témoignent de mes observations.

abris vus de près

personnages insolites

immense igloo

igloo fermé

3 réflexions sur “igloos synthétiques

  1. Impossible d’avoir, après coup, une «première impression», mais je vais essayer de me rappeler ce que j’avais écrit. J’apprécie la variété des thèmes et le passage de récits à plus haute charge émotive, comme l’ode au père et la lampe verte, à d’autres à résonance sociologique, comme les igloos et les capuchons. Je parlais du ton, reconnaissable malgré cette variété, un style quoi. J’ai du mal à le qualifier, je disais aérien je crois, car à la fois léger, dans le sens où il amène un sourire sans obliger à se casser la tête pour y retrouver le sens, et plein, car il y a un contenu, un regard. Je disais aussi avoir préféré les capuchons aux igloos, certes un même portrait urbain à résonance ironiques mais, dans les capuchons, quelque chose de plus sur la solitude, l’incommunicabilité des grandes villes. Bref une lecture des plus agréable, je serai ravie de continuer à te lire.
    Diane

  2. Igloos synthétiques

    Je me suis dit: heureusement que Diane a écrit ça; il fallait, me semble-t-il, que quelqu’un s’y arrête et le mette en évidence; bien que la présence de ces igloos soit des plus évidente, je refuse habituellement de les voir. Les photos appuient bien le texte.

    1. Merci de tes commentaires.
      Je sais que les igloos synthétiques sont un mal nécessaire. Mais, réunis en grand nombre, ils forment un paysage urbain assez insolite, tels qu’en témoignent mes photos.
      C’est une observation faite au hasard d’une visite chez le dentiste.

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