Propos d’été

« Enfin!,  s’exclama le jeune peintre, la mer et ce merveilleux ruban de dunes… Depuis longtemps, je rêve de leurs couleurs et de leurs textures.» Il sort tubes et pinceaux, s’installe rapidement et se met en frais de réaliser des pochades.

Bien qu’absorbé par son travail, il perçoit néanmoins des murmures insolites. Ces masses sablonneuses seraient-elles capables de parler? Il tend l’oreille…

« J’en ai marre d’être fouettée par le vent et les vagues. Ma patience s’effrite. »

« Vivement la froidure, qu’on cesse de nous marcher dessus et surtout de nous rouler dessus. Ces petits engins à moteur! »

« Comme toi, je préfère les pattes des martins-pêcheurs, les courses de crabes et tout ce qui fourmille sous nos herbes folles. »

« Je me passerais bien de la nature humaine, mais il y a les enfants… Regarde les tout petits qui se dirigent vers nous. »

« Ils sont mignons avec leurs seaux et leurs pelles. Le monsieur qui s’efforce de nous copier va-t-il goûter leur présence? »

Tiré de sa transe, énervé par le babil enfantin, Florent se retourne et…

3 réflexions sur “Propos d’été

  1. ….Et …. la suite ????

    J’attends avec impatience la suite des aventures de Florent et surtout du dialogue des vagues …..
    un cas d’anthropomorphisme qui m’était inconnu à ce jour…

  2. TIRÉ DE SA TRANSE, ÉNERVÉ PAR LE BABIL DES ENFANTS, FLORENT SE RETOURNE ET trouve un garçon d’à peu près neuf ans en arrêt devant sa toile qu’il regarde d’un air des plus critique.

    «Ce n’est pas ça» dit-il du ton d’un connaisseur. «Vous n’écoutez pas. Vous ne comprenez rien»

    Florent, déjà irrité d’avoir été tiré de sa transe, suprêmement agacé par le ton péremptoire du gamin, hésite entre l’ignorer ou l’envoyer promener. Il choisit de retourner à sa toile, mais comment se concentrer avec ce regard qui lui transperce le dos de sa désapprobation. Prenant une grande respiration, il dépose son pinceau et se retournant vers lui avec un sourire forcé – il avait reconnu le petit-fils de la propriétaire du chalet qu’il occupe: «Retourne jouer avec tes amis Philippe et ne me dérange plus».

    «Mais», répond-t-il un peu peiné, «je ne voulais que vous aider. Vous savez, je connais bien les dunes, j’y viens depuis que je suis bébé et elles me disent que….». Il s’interrompt brusquement.

    «Quoi» rétorque Florent tout de même intéressé.

    «Oh rien, mais rien» dit-il sur un souffle en regardant fixement les vagues. Puis il reprend sa pelle et son seau et court rejoindre ses amis. Interloqué, Florent pose à son tour le regard sur les vagues et c’est alors qu’il entend un grondement sourd qui enfle et qui enfle.

    A QUI LA SUITE?

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