Chalet…d’été 2

Si le chalet d’été recèle des aspects idylliques, il comporte néanmoins des zones d’ombre. Un soupir de découragement succède à l’excitation du retour à ce lieu tant aimé; il y a beaucoup à faire! Des muscles solides et nombreux sont requis pour déplacer le mobilier du jardin (la vieille table à pique-nique en bois massif me semble peser une tonne!), et que dire des équipements nautiques…

Cette chère résidence reçoit pendant mon absence la visite des araignées et des mulots. Vite torchons et balais! Oh horreur! Ces petites bêtes à pattes ont séjourné dans mes pulls de cachemire (mal protégés, je l’avoue). Des trous béants ornent maintenant la laine moelleuse. De plus, elles ont exploré les moindres coins de la maison, y semant moult cartes de visite. Les surfaces et l’intérieur des armoires seront forcément passés au désinfectant.

Cet habitacle a beau ne servir que l’été, ironiquement, il faut entreprendre « le ménage du printemps »; même le puits est passé au chlore. Si la plomberie est intacte, je me sens bénie des dieux!

Cette demeure saisonnière, si simple aux yeux des visiteurs, nécessite les mêmes soins qu’une « vraie maison ». Arbres, toitures, fenêtres, revêtements de sol, requièrent l’attention du propriétaire; fuites et pourritures sont à débusquer! Malgré toutes ces attentions, des travaux apparemment anodins mettent parfois à jour (ou plutôt à nu) des problèmes de longue date, fruits des négligences des propriétaires antérieurs; le choc est de taille, et pour le coeur et pour le portefeuille!

Quant aux frais courants, mieux vaut passer sous silence les taxes, les frais de communication, les réparations et l’entretien du terrain. Le chalet d’été est devenu un objet de luxe, loin de sa vocation initiale de lieu rustique pour vacances à bon marché.

8 réflexions sur “Chalet…d’été 2

  1. Il faut rendre visite au chalet avec un chat… les mulots cesseront de danser…..
    Pour les mites… je ne vois que le cèdre….
    Et le plaisir du chalet d’été sera intact….

    1. Hélas, les mulots s’en donnent à coeur joie l’hiver lorsque le chalet est fermé et barricadé contre les visiteurs adultes!
      Le plaisir est retrouvé à la belle saison, malgré tous les inconvénients.
      Diane

  2. Chère Diane,

    J’ai lu tous tes textes avec beaucoup d’intérêt et je laisserai des commentaires sur certains. Magnifique écriture et bon sens de l’humour. Une certaine nostalgie dans plusieurs textes, mais avec de la gaieté et de la légèreté. C’est aussi comme cela que j’aime me souvenir.

    Je te trouve courageuse de continuer à entretenir ton chalet et en même temps, je te comprends. Ma famille a eu un chalet au bord du fleuve pendant près de 30 ans. J’y ai emmagasiné les plus beaux souvenirs des étés de ma jeunesse. Nous avons été expropriés à la création du Parc du Bic. Était-ce nécessaire d’en chasser les occupants? J’ai encore cette expropriation dans la gorge.

    Il y a dans l’attachement à un chalet quelque chose de particulier. Peut-être parce que c’est un lieu de ressourcement, peuplé de souvenirs heureux. En raison aussi du contact avec la nature et de ce sentiment de totale liberté qu’on vit.

    J’ai hâte de faire lire tes textes à Denis. Il est à la pêche.

    À bientôt

    Hélène

    1. Tu as raison, l’attachement au chalet de l’enfance est très fort. Les raisons énumérées dans ton dernier paragraphe l’expliquent éloquemment.
      Merci de ton encouragement au moment où je croule sous les travaux de réfection de certains planchers…
      Diane

  3. Allo Diane,

    Ton texte sur le chalet a fait écho à bien des souvenirs pour moi. Ma peur des araignées date du temps où je passais des vacances à la maison d’été de ma tante dans les Laurentides. J’avais trois ans, il fallait aller aux bécosses pleines d’araignées. La nuit, c’était le petit pot de chambre qu’il fallait faire attention de ne pas renverser. On s’éveillait parfois au matin l’oeil enflé, à demi fermé, et ma tante disait: c’est une pîqure d’araignée. Les soirs d’orage, et les orages sont fréquents dans cette région, elle avait peur et allumait moult lampions en sus des lampes à l’huile habituelles. Le « pop-corn » sur le feu de bois et la cueillette des framboises compensaient ces inconvénients, même si quelque couleuvre pouvait surgir de sous les énormes roches où nous nous assoyions pour savourer les fruits de notre cueillette. Le meilleur, c’était quand on allait au village dans le « buggy » de notre voisin sur la route tranquille et poussiéreuse.

    1. Le chalet de ta tante était particulièrement rustique. Tu as été brave.
      Les orages sont un peu effrayants dans ces fragiles structures que sont les chalets d’été.
      Il m’arrive d’avoir peur lors des énormes bourrasques de vent; je crains que le toit s’envole ou le chalet entier!
      Diane

  4. Comme tu as raison! Et je ne suis que copropriétaire de ce chalet familial où je ne vais pas très souvent. C’est un luxe, oui, considérant l’argent mais surtout le temps et le stress qu’on y investit. Par contre, ses murs regorgent de souvenirs, le lac surtout qui s’étale à ses pieds et que je fréquente depuis l’âge de cinq ans.Il fut le témoin de tant de colères qu’il a apaisées, de joies qu’il a confirmées, de réflexions et de décisions qu’il a accompagnées. Je devrai certes un jour l’abandonner, mais pas tout de suite.

    Diane

    1. J’espère, comme toi, séjourner dans cet oasis si particulier le plus longtemps possible.
      Une fuite d’eau m’a forcée à refaire des planchers. Ils seront sains et solides pour de longues années. J’aimerais pouvoir en dire autant de la propriétaire!
      Diane

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